Lors d'une conférence de presse tenue à Johannesburg, en Afrique du Sud, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a annoncé une proposition visant à augmenter le nombre de clubs engagés dans les compétitions interclubs du continent. Selon lui, cette idée sera transmise aux commissions compétentes de la CAF, qui devront l'examiner avant qu'une décision définitive ne soit prise.
Cette initiative intervient dans un contexte particulier pour le football égyptien. La Fédération égyptienne de football a en effet confirmé la non-participation d'Al Ahly, club le plus titré du continent en Ligue des champions de la CAF, à la prochaine édition de la compétition. Le club cairote a terminé troisième du championnat national, perdant ainsi l'une des deux places réservées à l'Égypte dans l'épreuve continentale phare.
L'absence d'un géant comme Al Ahly relance mécaniquement le débat sur le format actuel des compétitions africaines, où chaque fédération ne dispose que d'un nombre limité de places, réparties entre la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération. Un élargissement du nombre de clubs engagés permettrait à davantage de formations, y compris celles classées en dehors du podium national, de participer à ces épreuves continentales.
Pour la CAF, l'enjeu dépasse le seul cas égyptien. Une réforme du format toucherait l'ensemble des 54 fédérations membres et redistribuerait potentiellement les équilibres sportifs et financiers du football africain, dont les compétitions interclubs génèrent une visibilité et des revenus croissants pour les clubs qualifiés.
La proposition de Motsepe doit désormais suivre le circuit institutionnel classique de la CAF, avec un examen par les commissions techniques et exécutives avant toute officialisation. Aucun calendrier précis n'a été communiqué pour l'adoption éventuelle d'un nouveau format, qui ne pourrait de toute façon pas s'appliquer avant la prochaine édition, déjà verrouillée sans Al Ahly.
