Le 6 août, Maghnes Akliouche a fait ses premiers pas au Campus PSG de Poissy, découvrant son nouvel environnement avec la réserve qui le caractérise. Après une poignée de main avec son entraîneur Luis Enrique, celui-ci l'a accueilli d'un « Parisien ! » lancé dans un sourire, une exclamation qui prend tout son sens : le milieu offensif a grandi à Rosny-sous-Bois, à une dizaine de kilomètres de la capitale, en Seine-Saint-Denis.

C'est au club de Villemomble que ses qualités se sont révélées, dès l'âge de six ans. Philippe Lemaître, responsable de l'école de foot à l'époque, se souvient d'un « petit bonhomme très frêle », déjà doté d'un pied gauche remarquable et d'un sens du collectif rare pour un jeune joueur. « Il dribblait, il avait cette faculté, mais il donnait pour que le copain aille marquer », décrit-il. Son intelligence de jeu et son toucher de balle tranchaient déjà avec son gabarit.

Selon Aimé Makabi, autre éducateur de Villemomble, Akliouche était supporter du PSG depuis l'enfance, dans une équipe où les débats entre partisans de Paris, de l'OM ou de l'OL étaient fréquents. Il ne s'agissait toutefois pas d'un fanatisme revendiqué : plusieurs de ses éducateurs assurent ne jamais l'avoir vu porter un maillot parisien, et sa famille, discrète, ne mettait aucune pression sur son avenir footballistique.

À 12 ans, il rejoint Torcy, sur les conseils de Philippe Lemaître, avant d'intégrer l'INF Clairefontaine en semaine. Sa fragilité physique - une « vraie brindille », selon un éducateur - lui vaut d'être parfois préservé le week-end, le staff de l'époque privilégiant des profils plus costauds en match. Nicolas Poncelet, qui l'a côtoyé à Torcy, retient surtout ses premières touches de balle et sa qualité de passe, ainsi qu'un joueur « très respectueux, très discret et bien élevé ».

À 15 ans, Monaco l'emporte face à Sochaux pour recruter le jeune attaquant. Sa famille reste installée en Seine-Saint-Denis, où son père tient toujours un restaurant, et ne le suit pas à chaque déplacement en Principauté. Son frère cadet Enzo, lui, a suivi le même parcours à Villemomble et Torcy, gardant comme Maghnes un lien fort avec leur région d'origine.

Cet été, alors que Paris s'était positionné depuis un an et que Liverpool avait un temps manifesté de l'intérêt, Akliouche a finalement rejoint le PSG. Un choix dans lequel l'attachement parisien de son enfance a pesé, selon ses anciens éducateurs, pour le plus grand bonheur de son frère Enzo, fan inconditionnel du club. La saison dernière, sous les couleurs monégasques, Akliouche avait pourtant fait mal au PSG, avec deux buts et deux passes décisives contre le club parisien - des performances qui ont conforté les dirigeants dans leur choix de le recruter. « Je suis de la région, ma famille est à côté, c'est spécial pour moi bien sûr ! », a confié le joueur au club après sa signature.

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