Alidu Seidu réintègre pleinement le groupe du Stade Rennais. Le défenseur international ghanéen a été inscrit dans la liste de la Ligue Europa et a repris l'entraînement collectif, mettant fin à plusieurs semaines passées à l'écart dans l'attente d'un transfert qui ne s'est finalement pas concrétisé.
Le joueur avait pourtant été annoncé sur le départ tout au long de l'été, cité dans plusieurs pistes en Ligue 1 comme à l'étranger. Mais aucune offre n'a permis de finaliser un mouvement avant la fermeture officielle du marché des transferts, laissant Rennes et son joueur dans une situation figée jusqu'à la reprise de l'entraînement collectif.
Ce type de scénario n'est pas rare lors des dernières heures du mercato : un joueur poussé vers la sortie, dont le club et l'entourage explorent plusieurs pistes sans qu'aucune ne débouche sur un accord dans les temps. Le retour au groupe devient alors la seule option immédiate, même si la question de l'avenir du joueur reste ouverte en coulisses.
Car malgré ce retour à la normale en Bretagne, l'intérêt d'autres écuries de Ligue 1 ne faiblit pas. L'OGC Nice conserve notamment Alidu Seidu dans son viseur et étudie la possibilité de le recruter rapidement, en dehors du calendrier classique du mercato.
Le club niçois s'appuierait pour cela sur la règle française dite du "joker", un mécanisme qui permet à un club d'acheter un joueur évoluant déjà en France en dehors de la fenêtre de transferts habituelle. Cette disposition, encadrée par des conditions spécifiques fixées par les instances du football français, offre une porte de sortie tardive à des dossiers qui n'ont pas abouti pendant le mercato d'été.
Pour Rennes, la question dépasse le simple aspect sportif immédiat. Alidu Seidu est un défenseur polyvalent, capable d'évoluer à plusieurs postes sur la ligne arrière, un profil précieux à l'heure où le club aborde une campagne européenne synonyme de calendrier chargé et de rotations nécessaires dans l'effectif.
Le club breton doit donc trancher entre deux options : conserver un joueur utile à la gestion de la saison, notamment sur la scène européenne, ou finaliser une vente tardive avec un concurrent direct du championnat, ce qui viendrait affaiblir un peu plus sa profondeur de banc au moment d'entamer les matchs de Ligue Europa.
Ce dossier illustre une réalité récurrente du mercato français : la fermeture officielle de la fenêtre de transferts ne signe pas toujours la fin des mouvements, certains clubs continuant d'explorer des pistes via des mécanismes dérogatoires. Pour Alidu Seidu, l'issue de ce feuilleton devrait se préciser dans les prochaines semaines, entre les ambitions européennes de Rennes et la persistance de l'intérêt niçois.

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