Trois mois après sa disparition, Eric Roy aura droit à son hommage à Brest. Ce dimanche, à l'occasion de la quatrième journée de Ligue 1 et de la réception du Paris Saint-Germain (20h45), le stade Francis-Le Blé rendra hommage à son ancien entraîneur, décédé le 17 juin dernier des suites d'un cancer du pancréas.

La tribune Quimper, qui rouvre ses portes après avoir purgé sa peine de fermeture administrative, devrait porter une bonne partie de cet hommage populaire à celui que les supporters surnommaient affectueusement le "King". Un symbole fort pour un club où Eric Roy avait marqué les esprits en tant que technicien du Stade Brestois.

Dès l'annonce de son décès en juin, les supporters brestois s'étaient spontanément réunis pour lui rendre hommage, et plusieurs clubs de Ligue 1 avaient tenu à saluer sa mémoire lors de la reprise du championnat, en marge de leurs propres rencontres.

Ce qui manque, selon Jérôme Alonzo, c'est une initiative venue de la Ligue de football professionnel elle-même. Ami très proche et ancien coéquipier d'Eric Roy à Nice puis à Marseille, l'ancien gardien de but a fait part de son incompréhension dans les colonnes du Télégramme.

"Je suis hyper déçu et hyper triste que la ligue n'ait pas imposé une minute de silence lors de la J1. Je ne sais pas si ça serait arrivé en Angleterre, en Espagne, en Italie", a-t-il confié. "Franchement, un coach sur le banc au mois de mai qui décède pendant l'été, et tu n'as pas de minute de silence officielle ? Je trouve ça hyper limite..."

Une minute de silence officielle, décidée au niveau de la Ligue, aurait valeur de symbole collectif pour l'ensemble du football professionnel français, au-delà du seul club brestois où Eric Roy a exercé. C'est précisément ce geste institutionnel que Jérôme Alonzo dit avoir attendu en vain lors de la première journée de championnat, estimant qu'un tel hommage relève de l'évidence pour un technicien encore en activité quelques semaines avant sa disparition.

L'ancien gardien international, aujourd'hui consultant, a tenu à préciser qu'il sera présent à Brest ce dimanche quoi qu'il en coûte. "Il n'y a même pas de sujet ! Le match aurait eu lieu au Portugal, en Ecosse ou à Tahiti, j'y serais allé", a-t-il assuré.

Conscient de l'émotion que suscitera ce moment, Jérôme Alonzo ne cache pas son appréhension. "Il faudra essayer de ne pas être triste, ça va être un peu chaud et j'espère ne pas trop pleurer mais il faut y être, bien sûr. C'est la moindre des choses...", a-t-il poursuivi.

Le coup d'envoi de la rencontre entre le Stade Brestois et le Paris Saint-Germain sera donné ce dimanche à 20h45, en clôture de la quatrième journée de Ligue 1, dans un Francis-Le Blé qui s'apprête à vivre un moment particulier autour de la mémoire de son ancien entraîneur.

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