Le Maroc et l'Algérie vont de nouveau se croiser, samedi à 19h00 au stade Olympique de Rabat, pour le match de classement de la CAN féminine 2026. Une petite finale disputée pour la 3e place, après l'élimination des deux équipes en demi-finale, avec forcément moins d'enjeu sportif mais une réelle envie de terminer la compétition sur une place honorifique.
Les Lionnes de l'Atlas abordent ce match avec une certaine frustration. Elles nourrissaient de grandes ambitions pour décrocher un premier titre continental, qui leur échappe depuis deux finales perdues à domicile, face à l'Afrique du Sud (2-3) en 2022 puis face au Nigéria (0-2) en 2024. Cette fois, le Maroc a buté en demi-finale sur le Cameroun et surtout sur sa gardienne Michaely Kyrina Bihina, décisive avec quatre penalties arrêtés, dont un à la dernière minute des prolongations et trois lors de la séance des tirs au but.
Ce match de classement constitue une revanche du match de poules entre les deux sélections, remporté par le Maroc grâce à l'unique but de Sanaâ Mssoudy, inscrit à six minutes de la fin. De leur côté, les Algériennes ont été éliminées en demi-finale par le Malawi (1-3) et disputeront, comme les Marocaines, un sixième match depuis le début du tournoi, le maximum possible dans cette CAN.
Le sélectionneur Farid Benstiti devra gérer la récupération physique et la concentration de son groupe durant les deux jours qui précèdent la rencontre. Il devrait aussi donner du temps de jeu à des joueuses plus fraîches, afin de renforcer la cohésion du groupe avant la prochaine échéance. Le Maroc devra en revanche toujours composer sans Sofia Guellati, encore convalescente, et sans Inès Ikène, opérée après sa blessure contractée face à la Côte d'Ivoire.
Au-delà du résultat de cette petite finale, l'objectif est déjà fixé pour les joueuses marocaines : leur septième participation à une phase finale de CAN leur a permis de valider leur qualification pour la Coupe du monde 2027 au Brésil, prévue du 24 juin au 25 juillet. Un rendez-vous pour lequel la sélection de Benstiti devra continuer de progresser.
En face, l'Algérie mise sur la force de son collectif, en place depuis plusieurs années. La milieu de terrain Wissem Bouzid a rappelé, dans un entretien accordé au site de la CAF, qu'une bonne partie du groupe évolue ensemble depuis l'époque de l'ancienne sélectionneuse Radia Fertoul, entre 2018 et 2022. « Petit à petit, nous commençons à réaliser que l'année prochaine, nous serons au Brésil », a-t-elle confié, évoquant une équipe qui a toujours fait des efforts pour porter haut les couleurs nationales.

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