Le gouvernement espagnol a annoncé mardi 11 août travailler avec Rabat au regroupement familial au Maroc des mineurs migrants non accompagnés présents à Ceuta. Selon Félix Bolaños, ministre espagnol de la présidence, de la justice et des relations avec les Cortes, 1 527 d'entre eux ont déjà été identifiés par les autorités espagnoles. « Nous travaillons avec le gouvernement marocain » pour qu'ils « puissent être réunis avec leurs familles au Maroc », a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Almería.

Le ministre a présenté cette orientation comme un principe central de la coopération engagée avec les autorités marocaines, en conditionnant tout retour à la recherche préalable des familles des mineurs concernés. En parallèle, Madrid entend maintenir leur prise en charge à Ceuta jusqu'à l'aboutissement des procédures, avec le concours des autorités de la ville. Félix Bolaños a assuré que cet accueil resterait « respectueux des droits humains », soucieux de « l'intérêt supérieur du mineur » et mené « avec humanité ».

Le chiffre de 1 527 correspond aux mineurs déjà identifiés par les autorités espagnoles à Ceuta. Le ministre a précisé qu'une coopération existait entre le gouvernement central et l'exécutif de la ville pour leur prise en charge, avec des données « actualisées en temps réel » sur la situation. Madrid a indiqué travailler pour que Ceuta puisse « retrouver la normalité ».

Cette ligne distingue le sort des mineurs, placé sous le principe de leur intérêt supérieur et de la recherche de leurs proches, du traitement annoncé pour les adultes entrés irrégulièrement. Elle donne une traduction concrète aux échanges entre Madrid et Rabat sur la gestion de la situation à Ceuta : le regroupement familial au Maroc constitue désormais la solution publiquement avancée par le gouvernement espagnol pour ces enfants et adolescents non accompagnés.

Le ministre espagnol des affaires étrangères, de l'Union européenne et de la coopération, José Manuel Albares, a de son côté adressé mardi un avertissement aux personnes envisageant de rejoindre irrégulièrement Ceuta ou Melilla depuis le continent africain, les appelant à ne pas tenter ces passages. Il a prévenu que les personnes entrant irrégulièrement seraient renvoyées vers leur pays d'origine.

Cette position accompagne le travail conduit avec Rabat sur les retours et sur la situation particulière des mineurs. Pour ces derniers, Madrid entend privilégier la localisation de leurs proches et leur regroupement familial au Maroc, sous réserve du respect des garanties juridiques applicables et de l'intérêt supérieur de chaque enfant.

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