Le dépôt des candidatures pour les élections législatives du 23 septembre a démarré lundi à 8h00 via la plateforme électronique dédiée du ministère de l'Intérieur. Dès 14h00, 702 listes de candidats avaient déjà été déposées, représentant 27 partis politiques, un rythme soutenu pour ce premier jour d'un processus qui s'étalera jusqu'au 9 septembre.

Ce scrutin doit renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants et déterminera les équilibres politiques du Royaume pour les cinq prochaines années, ouvrant la voie à la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale. Le dépôt des candidatures couvre l'ensemble des circonscriptions locales ainsi que les circonscriptions régionales à travers le pays.

Cette édition se distingue par un code électoral renforcé, qui intègre pour la première fois des dispositions encadrant l'usage de l'intelligence artificielle et des réseaux sociaux dans les campagnes, tout en durcissant les règles de transparence sur le financement des partis. La parité entre candidats et un soutien financier spécifique aux candidats de moins de 35 ans figurent également parmi les nouveautés du texte.

Plusieurs partis ont déjà dévoilé leurs têtes de liste : le Rassemblement national des indépendants (RNI) a confié la sienne à un jeune élu, Abdelhakim Al Ahmadi, tandis que l'Istiqlal reconduit son secrétaire général Nizar Baraka. Le Parti authenticité et modernité (PAM), de son côté, avance la candidature de Zineb Simou.

Avec neuf jours encore devant eux pour finaliser leurs listes, les partis marocains entament ainsi une campagne électorale qui s'annonce disputée, dans un scrutin présenté par plusieurs observateurs comme un véritable moment de vérité pour le paysage politique national.

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