L'entraîneur d'Aston Villa Unai Emery s'est présenté ce mardi devant la presse à la veille de la Supercoupe d'Europe face au Paris Saint-Germain. Il a confirmé que son équipe disputerait la rencontre privée d'Emiliano Martinez, Ezri Konsa et Ollie Watkins, les trois joueurs ayant terminé leur saison plus tard que le reste du groupe après avoir participé au Mondial jusqu'au 19 juillet, entre finale pour le gardien argentin et petite finale pour les deux autres. L'entraîneur espagnol leur a accordé quatre semaines de vacances, une décision qu'il juge « complètement nécessaire ».
Selon Emery, le PSG devrait se trouver dans une situation comparable, sans disposer non plus de l'intégralité de son effectif le plus compétitif. Le technicien reconnaît que le club parisien partira favori, mais attend de son équipe qu'elle reste compétitive « en fonction de nos possibilités et de nos capacités ». Il insiste sur l'importance du match, pour lui-même, pour les joueurs et pour le club, tout en saluant le soutien des 6 000 supporters venus de Birmingham pour l'occasion.
Interrogé sur la réussite des entraîneurs espagnols au niveau européen, Unai Emery dit avoir « énormément de respect » pour Pep Guardiola et Mikel Arteta, mais désigne Luis Enrique comme le meilleur du moment. L'entraîneur du PSG vient de remporter deux fois la Ligue des champions consécutivement, après un premier sacre avec le FC Barcelone en 2015. Pour Emery, l'affronter constitue « un vrai challenge et un test », et il confie apprécier particulièrement se mesurer aux meilleurs.
La discussion a aussi porté sur le fair-play financier imposé par l'UEFA, qui a contraint Aston Villa à vendre cet été trois joueurs importants, Morgan Rogers, Youri Tielemans et Lucas Digne, alors même que le club venait de remporter la Ligue Europa. Emery affirme rester « très très heureux » de la progression du club, qui a terminé quatrième de Premier League la saison dernière, comme en 2024.
Il souligne les efforts engagés par la direction, notamment l'agrandissement de Villa Park qui doit prochainement porter sa capacité à 50 000 spectateurs, ainsi que la hausse du budget et de la valeur de la marque Aston Villa. Le club n'est pas encore, selon lui, au niveau financier de Manchester City, Chelsea, Manchester United, Liverpool ou Arsenal, mais reste sportivement compétitif face à eux et poursuit, dit-il, sa progression pas à pas.

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