Nommé directeur sportif de l'Estac le 17 juillet, Jocelyn Blanchard a tenu sa première conférence de presse ce jeudi, près d'un mois après son arrivée au club champion de Ligue 2. Une présentation tardive qu'il a lui-même justifiée : « Il y a des process à respecter vis-à-vis du groupe et on avait des choses à mettre en place à l'intérieur du club. » Il souhaitait disposer d'une vision plus claire du club et de l'effectif avant de s'exprimer publiquement.
À ses côtés, le président exécutif Edwin Pindi a rappelé le rôle attendu de sa nouvelle recrue : « conduire la politique sportive de l'ensemble de l'Estac » et l'accompagner dans cette mission. Selon Pindi, le choix de Blanchard répondait à un cahier des charges précis, celui de trouver un profil connaissant le marché du football français après trois saisons passées en Ligue 2, et capable de développer de jeunes joueurs.
Sur ses ambitions, Jocelyn Blanchard distingue clairement objectif et ambition. L'objectif affiché pour l'équipe professionnelle reste le maintien, mais il assume une ambition qu'il qualifie de « no-limite ». Conscient du chemin parcouru la saison passée, il prévient que la marche sera haute : « En Ligue 1, on remet tout à plat. Il va falloir surperformer. »
Interrogé sur l'impact de sa nomination tardive sur le mercato, il relativise. Il rappelle qu'un club fraîchement promu n'a de toute façon pas eu le temps de préparer la saison suivante des mois à l'avance, et souligne le contexte particulier d'une année de Coupe du monde, où les grands clubs bougent en premier, avant que le marché ne redescende progressivement vers les clubs plus modestes.
Concernant les besoins remontés par l'entraîneur Stéphane Dumont, Blanchard évoque un chantier large, mais avec une priorité assumée : le secteur offensif, attaquant et ailiers, après plusieurs départs. Le milieu de terrain doit également être renforcé, tandis que la défense devra composer avec l'absence prolongée d'Ismaël Boura, blessé. Il insiste toutefois sur la nécessité de ne pas céder à la précipitation : « Dans un mercato, il ne faut pas paniquer. C'est la panique qui fait faire des erreurs. »
Le dirigeant rappelle enfin que le marché reste ouvert plusieurs mois, entre les fenêtres d'été et d'hiver, et qu'une saison de Ligue 1 laisse le temps d'ajuster l'effectif sans céder à l'urgence du volume pour le volume.

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