Le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a signé aux côtés des présidents de cinq fédérations arabes — Qatar, Égypte, Liban, Soudan et Mauritanie — un communiqué de soutien à Gianni Infantino, le président de la FIFA, actuellement confronté à une crise interne au sein de l'instance mondiale.
Cette crise fait suite à l'échec du projet porté par Infantino visant à ouvrir certaines compétitions de la FIFA, dont la Coupe du monde, aux investissements privés. Le plan prévoyait de céder 20% des droits commerciaux du Mondial à des investisseurs, dans l'objectif de lever environ 4,2 milliards de dollars. Face à une vague d'oppositions, le président de la FIFA a finalement renoncé à cette proposition.
Trois confédérations continentales — l'UEFA, l'AFC et la CONCACAF — avaient réclamé la démission d'Infantino après la révélation de ce projet. Une réunion de crise s'est tenue la semaine dernière au Maroc, à l'issue de laquelle la FIFA a présenté ses excuses à ses 211 associations membres pour les erreurs ayant entaché la gestion de ce dossier, tout en réaffirmant le soutien de sa direction à son président. La Confédération africaine de football lui a également apporté son appui.
Dans ce communiqué, Lekjaa et les quatre autres signataires réaffirment leur confiance en Infantino et saluent son engagement pour le développement mondial du football, ainsi que son rôle dans le rapprochement entre les peuples à travers ce sport. Le président de la FRMF et trois des autres signataires siègent par ailleurs au Conseil de la FIFA.
Sur le plan électoral, les trois confédérations opposées au projet représentent à elles seules 136 des 211 fédérations appelées à voter lors de l'élection à la présidence de la FIFA en mars prochain. Mais le soutien affiché par le Maroc et les cinq fédérations arabes montre qu'un vote en bloc de ces confédérations n'est pas acquis, chaque fédération nationale disposant d'une voix indépendante.
Pour l'emporter, Infantino aura besoin de 106 voix s'il affronte un seul concurrent, ou de 141 voix dès le premier tour si trois candidats ou plus se présentent à sa succession.

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