La Fédération néo-zélandaise de football (NZF) a annoncé vendredi retirer son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino. Elle appelle à un examen indépendant de son projet décrié, puis finalement avorté, visant à ouvrir l'instance mondiale du football à des investisseurs privés via la création d'une société commerciale.

« Après mûre réflexion, la NZF estime que certaines décisions et actions au sein de la FIFA ont contribué à une rupture de la confiance et à une aggravation des divisions au sein du football international », a déclaré l'association dans un communiqué, jugeant qu'« un examen indépendant est nécessaire pour rétablir la confiance ».

La fédération néo-zélandaise y voit également une occasion collective à saisir. « Ce moment représente une occasion pour toutes les associations membres de la FIFA de plaider en faveur d'une gouvernance renforcée, d'une plus grande responsabilité et d'une plus grande transparence, qui sont fondamentales pour maintenir la confiance dans la gestion du football mondial », a-t-elle insisté.

La NZF rejoint ainsi une liste croissante de fédérations qui ont pris leurs distances avec le dirigeant italo-suisse, en poste depuis 2016, parmi lesquelles la Norvège, la Suède, la Serbie, le pays de Galles et l'Angleterre. Malgré ces défections, Gianni Infantino reste à ce jour le seul candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027 à Rabat.

Le dirigeant conserve par ailleurs des soutiens solides, notamment celui de la Confédération africaine de football (CAF) ainsi que de plusieurs fédérations américaines influentes, à l'image du Mexique et de l'Argentine, qui continuent de peser dans les équilibres internes de l'instance mondiale du football.

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