La Fédération guinéenne de football (FGF) a fermement démenti les allégations d'un « massif trafic d'âge » qui viserait sa sélection U17, à quelques mois de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de la catégorie. Ces accusations émanent des informations rapportées par Romain Molina, journaliste d'investigation pour Sport News Africa.
Selon ces éléments, seuls 12 joueurs sur 38 auraient validé les tests IRM censés vérifier leur âge réel. Quatre joueurs devraient encore passer des examens complémentaires, tandis que 22 auraient été écartés du groupe pour suspicion de fraude sur l'âge.
Dans un communiqué diffusé sans tarder, la FGF a opposé un démenti catégorique, qualifiant ces allégations de « totalement infondées » et ne reposant « sur aucun élément officiel ou vérifiable ». L'instance affirme que les tests évoqués ont été menés sous la supervision d'officiels de la Confédération africaine de football (CAF), dans le but d'« anticiper et sécuriser les contrôles officiels prévus à Dakar » et de s'assurer que les joueurs retenus respectent les critères d'éligibilité fixés par la CAF.
La Fédération a également dénoncé des informations qu'elle juge « diffamatoires » et « non vérifiées », susceptibles selon elle de nuire à l'image de l'institution, de ses équipes nationales et de ses jeunes joueurs. Elle affirme rester concentrée sur sa mission plutôt que de se laisser distraire par cette polémique.
Le dossier prend un relief particulier compte tenu du passif guinéen sur ce sujet : la sélection a déjà été disqualifiée des CAN U17 2019 et 2024 pour fraude sur l'âge. Si les accusations actuelles venaient à être confirmées par la CAF, la Guinée s'exposerait à une nouvelle sanction, cette fois en vue de l'édition 2027 de la compétition, qui doit se tenir au Maroc.

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