En marge de la Supercoupe d'Europe remportée mercredi par le Paris Saint-Germain face à Aston Villa (2-1) à Salzbourg, l'UEFA s'active en coulisses sur un dossier bien plus politique : une motion de censure contre Gianni Infantino serait prête à être votée si le président de la FIFA ne quitte pas son poste dans les prochains mois.
Selon des indiscrétions recueillies auprès de plusieurs membres de l'UEFA, qui confirment des informations déjà publiées par TalkSport, l'instance dirigée par Aleksander Ceferin serait « très concentrée sur le seul fait de changer la gouvernance » de la FIFA, un objectif que partageraient également les autres confédérations mondiales.
Gianni Infantino apparaît de plus en plus isolé. L'abandon de son projet de vendre des parts de la Coupe du monde, conjugué à une affaire de favoritisme impliquant une ex-employée de l'UEFA avec qui il aurait entretenu une liaison, a accéléré l'érosion de ses soutiens au sein du football mondial.
La présence de Patrice Motsepe, président de la CAF, à un match sans lien direct avec l'Afrique - hormis la désignation de l'arbitre somalien Omar Artan - a été jugée « extrêmement significative » du côté européen, alors même que le dirigeant sud-africain a publiquement renouvelé son soutien à Gianni Infantino.
Dans l'ombre, l'UEFA, l'Association européenne des clubs présidée par Nasser al-Khelaïfi, l'AFC et la CONCACAF chercheraient à rassembler des voix en vue des prochaines échéances, avec l'ambition d'une véritable révolution institutionnelle au sein de la FIFA.
Parmi les pistes évoquées figure une séparation en trois branches distinctes - régulation du football mondial, gestion commerciale et organisation des événements - ainsi qu'un pouvoir accru accordé aux clubs, aujourd'hui cantonnés au rôle de « simples observateurs » au sein de l'instance mondiale.

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