Après l'UEFA, c'est au tour de la Fédération néerlandaise de football (KNVB) d'appeler à une transformation profonde de la FIFA. Dimanche, l'instance batave a réclamé le départ de Gianni Infantino à partir de 2027 et a proposé d'organiser à Amsterdam un « sommet international sur l'avenir de la FIFA » pour amorcer ce chantier.

L'appel surprend d'autant plus que la KNVB, membre fondatrice de la FIFA depuis 1904, avait soutenu la réélection de Gianni Infantino en 2023. Mais la fédération néerlandaise affirme avoir depuis « perdu » sa confiance dans le dirigeant italo-suisse. « Nous pensons que la FIFA a besoin d'un nouveau leadership à partir de 2027 », écrit-elle dans un communiqué.

La KNVB ne se limite toutefois pas à réclamer un changement de personne à la tête de l'instance. « Un nouveau président ne suffit pas. La manière dont la FIFA est gouvernée doit également changer », estime-t-elle, dénonçant « trop de pouvoir concentré autour du président de la FIFA et une séparation insuffisante entre le président et l'administration de la FIFA ».

Avant même d'envisager la désignation d'un successeur, la fédération néerlandaise souhaite réunir à Amsterdam les fédérations nationales et les confédérations de tous les continents pour définir les contours de la future gouvernance. « Il faut d'abord déterminer le type de FIFA dont le football international a besoin, puis identifier le leadership capable de la mettre en oeuvre », résume la KNVB dans son communiqué.

Cette offensive intervient peu après l'abandon par Gianni Infantino du projet FIFA Forward Enterprise, qui devait notamment ouvrir certaines activités commerciales de l'instance à des investisseurs privés. Un renoncement qui alimente les interrogations sur la gestion actuelle de la fédération internationale, à un peu plus d'un an de l'échéance électorale de 2027.

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