Désormais diffuseur unique de la Ligue 1, avec la retransmission de l'intégralité des neuf rencontres à chaque journée de championnat, la chaîne Ligue 1+ entend monter en compétence avant le début de l'exercice 2026-2027, lancé dès vendredi soir avec le match entre l'OM et Strasbourg au Vélodrome (20h45). Cette exclusivité, qui couvre également la Ligue 3, se traduit par une légère hausse du prix de l'abonnement.
Pour justifier cet effort tarifaire, Ligue 1+ a travaillé à renforcer son offre, comme l'a expliqué le directeur éditorial Jérôme Cazadieu en marge de la conférence de presse de présentation de la chaîne, mercredi. "On a fait des choix forts, notamment sur l'immersion. D'un point de vue marketing éditorial, on a voulu donner le sentiment au spectateur d'être dans le stade", a noté l'un des dirigeants de la chaîne. Cela se matérialise par l'accès aux vestiaires, des micros posés sur des joueurs ou membres du staff à l'entraînement, ou encore la possibilité d'interviewer un joueur remplacé en deuxième période.
Sur le plan technique, la production audiovisuelle a également été retravaillée. "On a amélioré nos moyens concernant notre production audiovisuelle, qui a une qualité forte et reconnue, avec des innovations comme le recours à de nouveaux types de drones pour être derrière le public et les cages, la sonorisation des arbitres, des explications en temps réel sur la VAR, le 'RefCam' sur les arbitres", a détaillé Jérôme Cazadieu.
La chaîne a par ailleurs étoffé son plateau de consultants. Aux arrivées déjà annoncées de Clément Grenier et Johan Micoud s'ajoutent désormais celles de Philippe Mexès, Abou Diaby et Pierrick Capelle, trois anciens joueurs censés apporter une expertise supplémentaire à l'antenne.
En parallèle, la lutte contre le piratage des contenus "premium" va s'intensifier. "La proposition de loi relative à l'organisation, la gestion et au financement du sport professionnel et renforçant la lutte contre le piratage a été adoptée et publiée au Journal Officiel début août", a poursuivi Jérôme Cazadieu, évoquant des "moyens coercitifs beaucoup plus importants" pour l'État afin de réduire le streaming illégal.
Cet ensemble de mesures s'inscrit dans un objectif plus large pour LFP Media, la filiale commerciale de la LFP chargée de la commercialisation des droits : augmenter le plus rapidement possible le nombre d'abonnés, avant d'envisager, peut-être dans les prochains mois, un appel d'offres pour trouver un nouveau diffuseur garantissant un minimum de droits TV aux 18 clubs de l'élite.

Chargement des commentaires...