Pour sa première à domicile sur le banc de Lille, Davide Ancelotti a longtemps tenu tête au Paris Saint-Germain avant d'être rejoint dans le temps additionnel (2-2). Sous les yeux de son père Carlo, présent dans les tribunes de Pierre-Mauroy en tant que sélectionneur du Brésil, le jeune entraîneur italien a déroulé un plan de bataille quasi parfait face au double champion d'Europe.
Sans la moindre recrue dans son onze de départ, Ancelotti a conservé le 4-2-3-1 de son prédécesseur Bruno Genesio tout en modifiant l'animation offensive, avec la consigne d'exploiter rapidement les espaces dans le dos des latéraux parisiens. Félix Correia a été positionné à gauche pour épauler Romain Perraud face à Achraf Hakimi, tandis que la paire Tiago Santos-Ethan Mbappé a fait souffrir Warren Zaïre-Emery côté droit.
Ce football direct a mis en valeur les qualités d'Olivier Giroud. À bientôt 40 ans, l'avant-centre a pris le dessus sur la charnière Marquinhos-Willian Pacho et délivré deux passes décisives, pour Hakon Haraldsson en première période puis pour Dilane Bakwa en fin de match, un quart d'heure seulement après son entrée en jeu. Un coaching gagnant pour Ancelotti, dont l'équipe a toutefois beaucoup souffert en seconde période.
« Si on joue comme ça, ce sera très difficile pour tout le monde de venir ici », a observé le technicien lillois, qui avait soumis son plan de jeu à son père avant la rencontre. « Il l'a validé, donc c'était OK », a-t-il plaisanté après la rencontre.
La performance a été saluée jusque dans le camp adverse, Luis Enrique évoquant une « très belle équipe » de Lille au micro de Ligue 1+. Un motif de fierté pour les Nordistes, à l'image du milieu Nabil Bentaleb, pour qui « peu de personnes nous pensaient favoris » avant ce match.
Reste un goût d'inachevé pour Lille, rejoint dans les ultimes secondes après avoir mené deux fois au score. « On aurait dû être létaux sur certaines situations. Contre ce genre d'équipe, le match n'est jamais fini », a reconnu Ancelotti, qui voit toutefois le verre à moitié plein avant d'affronter la Ligue des champions : « C'est un bon apprentissage. »

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