L'Olympique Lyonnais joue gros ce mardi (21 heures) lors du match retour du 3e tour préliminaire de Ligue des champions face au Sparta Prague, après une défaite à l'aller (1-2). Une qualification, suivie d'un succès en barrages face à Fenerbahçe ou au Sturm Graz les 18-19 et 25-26 août, ouvrirait la voie à toutes les ambitions : c'est par ce chemin, via les barrages, que l'OL avait rejoint en 2009-2010 l'une de ses deux demi-finales de C1, après avoir balayé Anderlecht (5-1, 3-1).
Mais l'histoire récente de l'OL en préliminaires européens est aussi jalonnée d'échecs retentissants, et un quatrième pourrait s'ajouter à la liste. En août 1999, pour sa toute première participation à la Ligue des champions, le club rhodanien venait de frapper un grand coup sur le marché en recrutant Sonny Anderson. Face aux modestes Slovènes du NK Maribor, la désillusion fut totale : défaite à domicile (0-1) puis naufrage à l'extérieur (0-2), malgré une équipe alignant Anderson, Vairelles, Dhorasoo ou Coupet. L'Équipe avait titré au lendemain du match retour : « Lyon, le bide de l'été ».
En août 2013, l'OL, devenu entre-temps un club habitué aux sommets nationaux et européens, tombe en barrages face à la Real Sociedad et à un certain Antoine Griezmann, jugé trop frêle pour son centre de formation quelques années plus tôt. L'attaquant français prend sa revanche avec une volée acrobatique à Gerland (2-0), avant un nouveau doublé de Carlos Vela au retour (0-2). Une équipe pourtant composée d'Umtiti, Gourcuff, Lacazette et Fekir n'y résiste pas.
L'été 2014 reste le plus douloureux des trois. En barrages de Ligue Europa, l'OL s'incline à domicile (1-2) puis, malgré une victoire au retour (1-0) grâce à Jordan Ferri, se fait éliminer par les très modestes Roumains de l'Astra Giurgiu. Bernard Lacombe, alors vice-président du club, avait résumé la scène sans détour : « On s'est fait allumer par une équipe de baltringues qu'on ne connaissait pas ! » Ce revers mettait fin à dix-huit saisons consécutives de présence européenne pour l'OL.
Trois précédents qui pèsent donc sur la rencontre de ce mardi soir face au Sparta Prague, où l'OL devra renverser un déficit d'un but pour éviter d'ajouter un nouveau chapitre à cette série de désillusions estivales.

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