Omar Artan aura été l'un des arbitres les plus commentés de l'été, non pas pour des erreurs commises sur le terrain, mais pour son absence forcée de la phase finale de la Coupe du monde. Le Somalien s'est vu refuser l'entrée aux États-Unis et n'a donc jamais pu officier lors de la compétition.
Cette mésaventure a marqué l'arbitre de 34 ans. « Ce fut une période difficile pour moi », a-t-il confié à l'UEFA, tout en soulignant le soutien massif reçu depuis le monde entier. « J'apprécie énormément le soutien que j'ai reçu. J'en suis très reconnaissant », a-t-il ajouté.
Quelques mois plus tard, l'UEFA lui offre une revanche inattendue : Artan deviendra le premier arbitre non européen à officier lors de la Supercoupe d'Europe, qui opposera mercredi soir à Salzbourg le Paris Saint-Germain, vainqueur de la Ligue des champions, à Aston Villa, vainqueur de la Ligue Europa.
Une nomination qui le remplit de fierté et qu'il partage avec sa famille. « Quand j'ai appris que j'allais arbitrer ce match, ma famille et moi étions fous de joie », raconte-t-il, rappelant l'importance de la communauté somalienne présente en Europe, notamment en Autriche.
Artan voit aussi dans cette désignation un symbole plus large, celui du rapprochement entre les instances africaine et européenne du football. « C'est fantastique que la CAF collabore avec l'UEFA, la meilleure association en matière d'arbitrage », estime-t-il, jugeant que les arbitres des deux continents ont beaucoup à apprendre les uns des autres.
Il conclut par un message destiné aux futurs arbitres : « Si j'y suis arrivé, tout le monde peut y arriver. Il faut faire ce qu'on aime et ne jamais cesser de rêver. Si vous voulez devenir arbitre, foncez ! N'abandonnez jamais et travaillez dur. »

Chargement des commentaires...