L'arbitre somalien Omar Artan sera au sifflet de la Supercoupe d'Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, ce mercredi à Salzbourg, en Autriche. Une affiche qui oppose le vainqueur de la Ligue des champions à celui de la Ligue Europa, et qui prend des airs de revanche pour l'officiel de 34 ans, refoulé des États-Unis alors qu'il devait arbitrer lors de la Coupe du monde 2026.
Interrogé sur cette aventure avortée par le site de l'UEFA, Omar Artan a confié avoir traversé une période très difficile. "Beaucoup de gens me témoignent de la sympathie, car quand on a travaillé pendant de nombreuses années pour réaliser un projet et qu'on ne peut finalement pas le faire, c'est très éprouvant. J'apprécie toutefois énormément le soutien que j'ai reçu partout dans le monde. J'en suis vraiment reconnaissant", a-t-il déclaré.
L'arbitre somalien est habitué à surmonter les obstacles depuis son enfance, marquée par le décès précoce de son père et une éducation sans sa mère. "J'ai eu de la chance, mais j'ai travaillé très dur pour en arriver là et j'en suis vraiment fier. Comme vous pouvez l'imaginer, j'ai grandi dans des conditions difficiles, mais cela ne m'a pas empêché de poursuivre mes rêves", a-t-il ajouté.
Sa désignation pour la Supercoupe d'Europe s'inscrit dans le cadre du protocole d'accord signé fin avril entre l'UEFA et la CAF, destiné à renforcer la coopération entre les deux confédérations, notamment dans le domaine de l'arbitrage.
"Le niveau en Europe est exceptionnel et le football pratiqué y est de très, très bonne qualité. Je pense que les arbitres de la CAF ont beaucoup à apprendre de l'UEFA, tout comme les arbitres de l'UEFA ont beaucoup à apprendre de la CAF. C'est une relation mutuellement bénéfique", a expliqué Omar Artan, qui se dit honoré d'avoir été choisi pour ce match majeur. Il a également évoqué l'importante communauté somalienne présente en Europe et en Autriche, "aux anges à l'idée" de le voir arbitrer une telle rencontre.

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