Michel Platini est reparti à l'offensive contre Gianni Infantino. Sur Canal+, l'ancien président de l'UEFA ne s'est plus contenté de critiquer la gouvernance du dirigeant suisse : il a réclamé son départ pur et simple de la FIFA. « Il est le garant des règles, il ne les respecte pas, il doit partir », a-t-il lancé, visant notamment les décisions controversées prises lors du Mondial 2026.
Derrière cette charge se cache une rivalité ancienne, jamais véritablement soldée. Platini présidait l'UEFA quand Infantino en était le secrétaire général. Lorsque des accusations avaient écarté Platini de la course à la présidence de la FIFA en 2016, son ancien collaborateur avait saisi l'occasion pour lui succéder. « Ce n'est pas lui qui m'a fait tomber, il en a profité », affirme aujourd'hui le triple Ballon d'Or, une phrase qui trahit un ressentiment resté intact.
Acquitté définitivement en Suisse en août 2025, Platini n'a pas tourné la page pour autant. Il a porté plainte contre Infantino pour dénonciation calomnieuse et trafic d'influence, et voit désormais dans la justice le moyen de faire tomber le président de la FIFA. « Si l'UEFA veut faire tomber Infantino, ce sera par la justice », estime-t-il.
Le Français va plus loin dans ses accusations personnelles : « J'ai toujours su qu'il aimait beaucoup l'argent et le pouvoir. » Interrogé sur les enquêtes visant Infantino et sur ce que ce dernier savait ou non, Platini se contente d'une formule énigmatique : « Suite au prochain épisode », laissant entendre que d'autres révélations pourraient suivre.
Platini assure pourtant ne viser aucun retour aux affaires : pour lui, les instances du football, « c'est fini ». Il semble néanmoins avoir conservé une dernière bataille à mener, celle qui l'oppose à l'homme qui lui a succédé. Neuf ans après son éviction, sa revanche pourrait bien se jouer sur le terrain judiciaire, avec Infantino cette fois dans le viseur.

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