Le gouvernement marocain a officiellement lancé les préparatifs du projet de loi de finances 2027, avec un objectif budgétaire clair : ramener le déficit à 3% du produit intérieur brut et contenir la dette publique à 65% du PIB. Une circulaire de 28 pages a été adressée début août par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch aux différents ministères, qui disposent jusqu'au 31 août pour transmettre leurs propositions budgétaires.
Le texte fixe quatre grandes priorités pour l'année à venir : consolider les acquis économiques afin de positionner le Maroc parmi les nations émergentes avancées, réhabiliter les territoires et réduire les disparités sociales et spatiales via une approche de développement intégré, poursuivre le renforcement des piliers de l'État social, et conduire des réformes structurelles majeures tout en préservant les équilibres financiers publics.
Sur le plan des mesures concrètes, la lettre d'orientation insiste sur la rationalisation des dépenses de fonctionnement, la limitation des recrutements et la priorisation des investissements, tout en maintenant l'objectif d'un déficit contenu à 3% du PIB. Aucune enveloppe globale d'investissement pour 2027 n'est encore précisée dans le texte, qui esquisse néanmoins de grands projets, dont une ligne à grande vitesse de 430 kilomètres reliant Kénitra à Marrakech, ainsi que des réseaux express régionaux.
D'autres réformes structurelles sont par ailleurs annoncées pour l'exercice 2027, parmi lesquelles une révision de la loi organique relative aux finances, son extension aux établissements publics subventionnés, la généralisation de la budgétisation à moyen terme et un plafonnement des recettes affectées.
Ce budget 2027 s'élabore dans un contexte particulier, à quelques semaines des élections législatives du 23 septembre, la majorité sortante imposant ainsi son cap financier avant la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale.

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