Sacré champion de France la saison dernière, le Paris Saint-Germain a construit son titre en Ligue 1 avec un groupe très différent de celui qui a conquis l'Europe. Parmi les onze joueurs les plus souvent titularisés en championnat par Luis Enrique, seuls trois figuraient également dans le onze de la finale de Ligue des champions face à Arsenal, remportée aux tirs au but : Willian Pacho, Vitinha et Khvitcha Kvaratskhelia.
Ce constat, à la fois fascinant et décourageant pour les rivaux du club parisien, illustre l'ampleur des ressources dont dispose désormais le PSG. Sous l'effet des blessures dans un premier temps, puis d'une rotation assumée par Luis Enrique, l'équipe a dominé la Ligue 1 tout en réservant une grande partie de son onze type continental pour les échéances européennes.
Des joueurs habituellement considérés comme des remplaçants ont ainsi occupé des rôles de premier plan en championnat, à l'image de Warren Zaïre-Emery et Lucas Beraldo. Cette répartition des forces a permis à Paris de ménager ses cadres pour la Ligue des champions sans jamais mettre en péril sa suprématie nationale.
Cette organisation traduit une marge de manœuvre rare dans le football européen : pouvoir aligner deux équipes de niveau très proche selon la compétition, sans sacrifier ni le titre national ni l'ambition continentale. Une profondeur d'effectif qui a directement contribué au doublé réalisé la saison passée.
À l'approche du nouvel exercice, cette logique de rotation entre Ligue 1 et Ligue des champions devrait se poursuivre, avec de nouveau des joueurs étiquetés remplaçants appelés à jouer les premiers rôles en championnat pendant que le noyau dur du groupe se concentre sur la scène européenne.

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