Le Paris Saint-Germain ne recevra pas le Stade Rennais dimanche pour la clôture de la première journée de Ligue 1. En raison de l'état dégradé de la pelouse du Parc des Princes, la rencontre a été inversée et se jouera finalement au Roazhon Park.
Avant d'en arriver à cette solution, le club de la capitale avait étudié plusieurs pistes de repli conformément au règlement de la LFP : le Stade de France, Charléty et Jean-Bouin ont tous été envisagés, sans qu'aucun ne puisse accueillir la rencontre. C'est finalement l'option d'une inversion pure et simple qui a été retenue, avec l'accord rapide du Stade Rennais pour recevoir ce match.
Mais cet accord ne règle pas tout. Selon les règles de la Ligue, une inversion de calendrier n'a pas vocation à modifier la suite de la saison, sauf circonstances exceptionnelles. Or le PSG entend justement plaider cette exception pour récupérer, lors de la phase retour, la réception de Rennes à domicile. Le club parisien s'appuie sur l'épisode de fortes chaleurs qui aurait accéléré la dégradation de sa pelouse, un précédent existant en la matière remontant à octobre 2014, lorsque des inondations dans le Gard avaient conduit à une inversion entre Montpellier et Lyon.
Du côté rennais, l'argument est loin de faire l'unanimité. Une vague de chaleur au mois d'août n'a rien d'un événement totalement imprévisible, et le club breton pourrait difficilement accepter de perdre le bénéfice sportif de recevoir deux fois le champion de France dans la même saison.
Le dossier revient désormais à la commission des compétitions de la LFP, seule habilitée à trancher en vertu de l'article 501.3 du règlement, qui l'autorise à décider d'un report ou d'une inversion en cas de circonstances jugées exceptionnelles. Sa décision déterminera si le PSG pourra effectivement récupérer son match à domicile lors de la phase retour du championnat.

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