Le Paris Saint-Germain a officialisé l'exclusion définitive d'un groupe d'ultras du Virage Auteuil. Selon des informations de l'AFP, le club a banni du Parc des Princes le collectif des Parias Cohortis, qui rassemble environ 80 membres, après l'échec des discussions consécutives à une bagarre survenue lors d'un déplacement à Angers en avril dernier.
L'incident remonte à la fin de la saison passée. En marge d'un match à Angers, une violente altercation avait éclaté entre supporters parisiens, ternissant l'issue de l'exercice pour le club francilien. Dans la foulée, la direction avait pris une sanction immédiate : une mise à l'écart temporaire visant les fauteurs de troubles identifiés au sein du Virage Auteuil.
L'été qui a suivi devait offrir une porte de sortie. Le PSG avait laissé la possibilité d'une réintégration, mais sous conditions strictes : exclure de ses rangs les éléments directement impliqués dans les violences d'Angers, et accepter un repositionnement géographique au sein de la tribune. Une feuille de route précise, pensée pour assainir durablement le groupe avant tout retour au stade.
Ce type de dispositif n'est pas inédit dans l'histoire récente du club. Le Parc des Princes a connu plusieurs restructurations de ses tribunes populaires depuis le début des années 2010, la direction parisienne ayant par le passé déjà acté la dissolution de groupes historiques jugés incompatibles avec sa politique de sécurité, avant de favoriser l'émergence d'un collectif plus encadré au Virage Auteuil. La gestion des ultras reste depuis un sujet sensible, suivi de près par le club comme par les instances du football français.
Mais au fil des semaines, le dialogue engagé entre la direction et les Parias Cohortis s'est enlisé, sans qu'un accord ne soit trouvé sur les termes fixés au printemps. Face à cette impasse persistante, le club a fini par trancher plutôt que de prolonger indéfiniment une situation provisoire qui n'apportait aucune garantie de résolution.
Le verdict, confirmé par l'AFP, ne laisse plus de place à l'ambiguïté : le bannissement devient définitif. Les quelque 80 membres du groupe sont désormais interdits d'accès au Parc des Princes, mais aussi de tout déplacement aux côtés de l'équipe lors des matchs à l'extérieur.
Dans son communiqué, la direction parisienne a justifié sa décision en rappelant qu'elle ne « tolère » aucune violence dans ses tribunes. Le club a également pointé le non-respect de la « condition sine qua non » qui avait été fixée dans un timing précis lors des discussions estivales, un manquement jugé suffisant pour clore définitivement le dossier.
Cette sanction s'inscrit dans une ligne de conduite que le PSG affiche depuis plusieurs saisons : une tolérance zéro face aux débordements, quitte à fragiliser temporairement l'ambiance dans certains secteurs du stade. Pour un club régulièrement engagé sur la scène européenne et scruté pour l'image qu'il renvoie, la question du comportement de ses tribunes reste un enjeu à part entière, au même titre que les résultats sportifs.
Le club n'a pas précisé si d'autres discussions resteraient possibles à plus long terme avec certains membres du groupe dissous, ni si une nouvelle structure de supporters pourrait émerger au sein du Virage Auteuil. Pour l'heure, cette sanction reste l'une des plus lourdes prononcées par la direction parisienne à l'encontre d'un groupe d'ultras ces dernières années.

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