Rennes reçoit l'Olympique de Marseille ce vendredi soir au Roazhon Park, à l'occasion de la 4e journée de Ligue 1. Coup d'envoi fixé à 20h45 pour un choc entre deux équipes aux dynamiques opposées en ce début de saison, alors que les Bretons restent invaincus et que les Marseillais cherchent à se relancer après deux défaites consécutives.
Côté rennais, Franck Haise aligne Samba dans les buts, une défense composée de Frankowski, Rouault, Cresswell et Nadiga, un milieu à trois Rongier-Thomasson-Camara, et un trio offensif Blas-Soumaré-Lepaul. En face, Bruno Genesio reconduit l'exacte formation alignée dimanche dernier face au Paris FC, malgré la défaite concédée (3-2) : De Lange dans les cages, Weah, Egan-Riley, Aguerd et Emerson en défense, Hojbjerg, Abdelli et Gomes au milieu, Harit, Gouiri et Paixao en attaque.
Ce revers, encaissé à domicile en clôture de la 3e journée dans un match à rebondissements où l'OM a concédé un but dès la 23e seconde de jeu, a suscité de vives critiques. Pour le consultant Jérôme Rothen, cette défaite confirme "qu'il y a des gros manques dans l'équipe" marseillaise. "Il faut que les joueurs prennent conscience qu'ils portent un maillot particulier et qu'il faut se bouger le cul", a-t-il lancé, pointant un déficit d'engagement inquiétant après seulement trois journées.
Ce contexte tendu tranche avec la dynamique rennaise. Avant cette 4e journée, le Stade Rennais pointe à la cinquième place du championnat sans avoir connu la moindre défaite, fort de deux victoires et d'un match nul. Les Marseillais, eux, occupent la 10e position et restent sur deux revers consécutifs depuis leur large succès inaugural face à Strasbourg (4-0).
Malgré cette bonne série, Franck Haise a tenu à tempérer l'enthousiasme lors de sa conférence de presse organisée mercredi. "Au bout de trois journées, je pense qu'il faut rester mesuré sur les degrés de confiance des uns et des autres. Ce n'est pas parce que nous, on a sept points, que tout est parfait, tout est rose. On sait qu'on a encore beaucoup de travail", a-t-il prévenu, avant d'ajouter : "Aujourd'hui, dire qu'on est grandement favoris face à Marseille, je vais mettre un gros bémol. Il y a de la qualité à Marseille et je sais que ça travaille bien. On n'est qu'au début de la saison, il faut rester assez calme."
De son côté, Bruno Genesio assume la période difficile traversée par son équipe tout en refusant de céder à la panique. "On pense match après match. On veut progresser, améliorer certains points, notamment l'animation défensive, tout en gardant ce qu'on fait de bien. Notre pressing fonctionne bien. Il n'y a pas de peur, même si on est lucide sur notre début de saison. On a des qualités, on est capables d'inquiéter Rennes", a-t-il assuré, cherchant à rassurer un vestiaire fragilisé par les deux derniers résultats.
Les deux clubs se sont déjà croisés à trois reprises lors de l'exercice 2025-2026. Les Bretons avaient d'abord signé une victoire à domicile lors de la première journée de Ligue 1 (1-0), avant que l'OM ne s'impose au match retour (3-1). Les Marseillais avaient également eu le dernier mot en Coupe de France, en éliminant le Stade Rennais d'Habib Beye en 1/8e de finale (3-0), sous la houlette de Roberto De Zerbi. Un historique récent qui rappelle que la rivalité entre les deux formations reste disputée, malgré le changement d'entraîneur des deux côtés depuis.
Sur le plan individuel, ce rendez-vous intervient dans un contexte particulier pour Esteban Lepaul. Auteur d'un début de saison canon avec le Stade Rennais, l'attaquant a reçu une première pré-convocation avec l'équipe de France pour la première liste de Zinédine Zidane. Une nouvelle qui a alimenté le débat entre consultants, Christophe Dugarry et Jean-Pierre Papin ayant exprimé des avis divergents sur la légitimité de cet appel dans l'émission Rothen s'enflamme.
En marge du sportif, le dossier des infrastructures du Stade Rennais a également animé l'actualité cette semaine. La maire de Rennes, Nathalie Appéré, a assuré qu'aucun projet de construction d'un nouveau stade pour remplacer le Roazhon Park n'était à l'étude, après que le président du conseil d'administration du club, Nicolas De Tavernost, eut relancé l'hypothèse quelques jours plus tôt.
Pour Rennes, ce choc représente l'occasion de confirmer un début de saison prometteur face à un adversaire de standing et d'asseoir ses ambitions dans le haut du tableau. Pour Marseille, il s'agit avant tout de stopper l'hémorragie et de rassurer, au lendemain d'une semaine marquée par les critiques, avant une trêve internationale qui laissera le temps de digérer les résultats du week-end.

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