Auteur d'une saison étincelante au PSV, puis d'une bonne Coupe du monde 2026 avec le Maroc (trois buts), Ismael Saibari a entamé une nouvelle étape de sa carrière en rejoignant le Bayern Munich, séduit par Vincent Kompany. Dans un entretien accordé à la chaîne bavaroise du club, l'international marocain, déjà auteur de deux passes décisives en Bundesliga, s'est exprimé sur son adaptation, sa célébration et un hommage personnel qui lui tient à cœur.
Sur l'environnement du club à la Säbener Strasse, Saibari ne cache pas son enthousiasme. « Tout le monde sait que le Bayern est grand, mais c'est quand tu es dedans, aux entraînements avec les joueurs, que tu le sens vraiment », confie-t-il. Il ajoute que le staff médical et technique, les infrastructures et jusqu'à la nourriture contribuent à une ambiance qu'il juge « très excitante » au sein du groupe.
Sa célébration, un geste de friction sur le crâne, renvoie à un souvenir d'enfance. Le milieu marocain raconte que ce geste rend hommage à son cousin, qui l'aidait à se doucher lorsqu'il se rendait à la mer, entre 10 et 11 ans.
Quant au choix du Bayern, Saibari se souvient d'avoir été impressionné en affrontant le club alors qu'il évoluait encore au PSV : « La façon dont les joueurs étaient, leurs auras en entrant sur le terrain, ça m'a surpris (...) je suis tombé amoureux », explique-t-il. Le joueur revendique par ailleurs un profil complet, actif dans les deux phases de jeu : « Je fais toujours des efforts offensivement et défensivement. J'essaye d'être au plus proche du but. »
Comme souvent chez les joueurs marocains évoluant à l'étranger, la famille occupe une place centrale dans son parcours. Saibari évoque le sacrifice de ses parents, partis du Maroc vers l'Espagne, comme une source de motivation constante, désireux à son tour de leur offrir une belle vie.
Le choix du numéro 34 relève, lui, d'un hommage. Ancien grand espoir de l'Ajax, Abdelhak Nouri s'était écroulé lors d'un match amical en 2017, victime d'une grave arythmie cardiaque qui avait mis fin à sa carrière à seulement 20 ans et qui le laisse aujourd'hui dans un état de conscience minimale. Saibari explique lui avoir rendu visite, une démarche qu'il présente comme une obligation dans sa religion, et affirme avoir tissé un lien avec lui au fil des rencontres, dans l'espoir de lui apporter un peu de joie.

Chargement des commentaires...