Donald Trump a pris la défense de Gianni Infantino lundi soir, alors que le président de la Fifa traverse la crise la plus sérieuse de son mandat. Sur son réseau Truth Social, le président américain a estimé que la Fifa "commettrait une terrible erreur" si elle envisageait de le remplacer, le qualifiant de "formidable".
Cette sortie confirme la proximité affichée entre les deux hommes, entretenue depuis que Donald Trump a remis à Gianni Infantino un "Prix de la paix de la Fifa" créé pour l'occasion en décembre 2025, et depuis l'épisode du carton rouge de l'international américain Folarin Balogun lors du Mondial-2026, finalement transformé en suspension avec sursis après une intervention du président américain.
Donald Trump a salué l'organisation du Mondial-2026 aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, la qualifiant de "plus réussie" de l'histoire et avertissant qu'un départ d'Infantino priverait selon lui la compétition de son succès et de sa rentabilité, alors que l'édition a généré près de 15 milliards de dollars de revenus.
Ce soutien intervient quelques heures après une lettre ouverte commune de l'UEFA, de la Concacaf et de l'AFC, qui réclament un changement de leadership sans toutefois nommer Gianni Infantino. Les trois confédérations jugent insuffisantes les explications fournies par la Fifa sur son projet abandonné d'ouverture du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés, y voyant une "rupture fondamentale de confiance" envers les institutions du football.
Face à cette fronde, Gianni Infantino peut néanmoins compter sur d'autres soutiens, notamment les confédérations africaine et sud-américaine ainsi que le Mexique, qui s'est démarqué de la position de la Concacaf. Les Etats-Unis et le Canada, eux, ont appelé lundi à des "changements significatifs" dans la gouvernance de l'instance.
Candidat à sa propre succession en mars 2027, Gianni Infantino avait jusqu'ici toujours surmonté les controverses de son mandat, de l'attribution des Mondiaux à la Russie, au Qatar puis à l'Arabie saoudite jusqu'à l'élargissement à 48 équipes, sans jamais voir sa position réellement menacée.

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