Donald Trump a pris la défense de Gianni Infantino lundi soir, alors que le président de la FIFA traverse une période de turbulences. Sur son réseau Truth Social, le président américain a qualifié de « terrible erreur » toute tentative de le remplacer à la tête de l'instance mondiale du football, saluant au passage un dirigeant « formidable ».
Ce soutien intervient quelques heures après la publication d'une lettre ouverte commune par l'UEFA, la Concacaf et l'AFC, trois des confédérations continentales, qui réclament sans le nommer directement le départ d'Infantino. Les trois organisations ont rappelé que le football « n'appartient à aucun individu » et que le leadership de l'institution est « un devoir de service envers la famille du football », pas un pouvoir à conserver.
Gianni Infantino, candidat annoncé à sa propre succession en mars 2027, traverse cette crise depuis la révélation puis l'abandon de son projet d'ouvrir le capital de la FIFA à des investisseurs privés, un plan vivement critiqué au sein du football mondial et qui a fragilisé sa position à quelques mois de l'échéance électorale.
Dans son message, Donald Trump a mis en avant le bilan financier du Mondial 2026, organisé conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, évoquant près de 15 milliards de dollars de revenus générés. Il a averti que sans Infantino à sa tête, la compétition « ne connaîtrait plus jamais un tel succès ni une telle rentabilité ».
Cette proximité entre les deux hommes ne date pas d'hier : Infantino avait remis à Trump un « Prix de la paix de la FIFA » créé spécialement pour lui en décembre 2025, et le président américain avait obtenu, lors du Mondial, la révision d'un carton rouge infligé à un joueur de la sélection américaine.
Outre Trump, Infantino peut également compter sur l'appui des confédérations africaine et sud-américaine, ainsi que sur celui du Mexique, qui s'est publiquement démarqué de la position adoptée par la Concacaf. Reste à savoir si ces soutiens suffiront à lui permettre de conserver son fauteuil face à la fronde grandissante.

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