L'UEFA a fixé une ligne directrice claire pour la saison à venir dans ses compétitions européennes, Ligue des champions comprise. Dans un entretien accordé à AS, Roberto Rosetti, responsable de la commission des arbitres de l'instance européenne, détaille les nouvelles règles applicables dès cette saison, avec un objectif prioritaire : lutter contre les pertes de temps qui ralentissent les rencontres et nuisent au spectacle.
Parmi les mesures annoncées, les gardiens ne pourront plus retenir le ballon trop longtemps lors des remises en jeu, et le temps consacré aux remplacements sera réduit. "Le joueur doit savoir qu'il dispose de dix secondes pour quitter le terrain lors d'un changement. Ceux qui tardent à sortir seront exclus pendant une minute", explique Roberto Rosetti. Une règle similaire s'appliquera lorsqu'un joueur soigné sur le terrain par l'équipe médicale devra ensuite rester une minute en dehors de l'aire de jeu.
En revanche, les joueurs qui se couvrent la bouche avec la main pour parler sur le terrain ne seront pas sanctionnés d'un carton automatique. Roberto Rosetti précise que ce geste, souvent dénoncé par l'adversaire auprès de l'arbitre, ne vaut pas systématiquement un carton rouge, voire un jaune. Il ajoute toutefois que si la commission disciplinaire identifie une faute dans le cadre d'une enquête sur un possible incident raciste, le joueur concerné s'expose à une sanction sévère.
Contrairement à la Coupe du monde 2026 en Amérique, les pauses fraîcheur ne seront pas systématiques lors des prochaines compétitions européennes. Selon l'ancien arbitre italien, cette décision se prendra avant chaque match en fonction des circonstances, et reviendra uniquement au délégué de l'UEFA chargé de prendre la température, sans intervention des arbitres eux-mêmes.
Sur le VAR, l'UEFA a mis en ligne la "Clear Line", un guide destiné à cadrer les situations justifiant son utilisation. "Le VAR n'a aucun intérêt s'il empêche le football d'être du football", estime Roberto Rosetti, qui veut éviter les révisions excessives et replacer l'arbitre au cœur de la décision. L'instance travaille désormais avec les 55 fédérations européennes pour standardiser les revues sur le terrain et éviter que les vérifications dépassent 90 secondes, seuil au-delà duquel, selon lui, l'UEFA "perd en crédibilité". Il se dit par ailleurs favorable à un recours au VAR lorsqu'un carton rouge découle d'un deuxième carton jaune jugé injustifié.

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