Selon une étude de la Football Supporters' Association (FSA), relayée par la BBC, 75 % des supporters de Premier League se disent opposés à l'utilisation de la VAR. L'assistance vidéo n'aurait « pas amélioré l'expérience lors des jours de match » et nuirait même, pour certains, à la spontanéité des célébrations de but. Malgré ce constat, la ligue anglaise a annoncé son intention d'élargir le champ d'intervention de la VAR pour la nouvelle saison.

Introduite en 2019, l'assistance vidéo était jusqu'ici cantonnée aux cartons rouges, aux penalties et aux décisions liées directement aux buts, comme les hors-jeu ou certaines fautes. En s'inspirant du dispositif utilisé lors de la Coupe du monde disputée cet été, la Premier League a décidé d'étendre son usage aux seconds cartons jaunes.

Le champ d'action des arbitres vidéo, basés à Stockley Park dans l'ouest londonien, va également s'élargir sur les phases arrêtées. Les corners et les coups francs joués dans la zone des 5,50 mètres feront désormais l'objet d'un examen plus poussé, avec pour objectif de détecter les accrochages et blocages entre joueurs lors de ces situations de jeu.

Cette décision intervient après la controverse suscitée la saison dernière par le nombre de buts marqués sur ce type de phases arrêtées. Arsenal avait été particulièrement pointé du doigt pour avoir exploité ce flou réglementaire : les Gunners ont inscrit 19 buts sur corner la saison passée, un total supérieur à celui de toute autre équipe du championnat.

Cette surveillance accrue des zones de duel devrait donc concerner en priorité les équipes les plus prolifiques sur ces situations, à commencer par Arsenal. Les Gunners seront d'ailleurs les premiers à évoluer sous ce nouveau règlement, à l'occasion de leur match d'ouverture de championnat vendredi face à Coventry.

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